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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 08:16

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:14

     Après quelques centaines de mètres, nous arrivons au troisième village de notre périple. Celui-ci est beaucoup plus moderne, proximité de la route oblige, les habitants bénéficient de l’électricité et semblent mieux maîtriser les techniques agricoles. Nous continuons le sentier qui devient une succession de collines aux herbes rases que nous montons et descendons sous un soleil de plomb. La fatigue commence à se faire sentir. La faim aussi. La terre est rouge sang et la montée se fait de plus en plus raide. Ce rouge correspond à une haute teneur en fer ce qui rend l’exploitation agricole difficile. Nous franchissons des terres ingrates au sol brûlé par la chaleur ardente du Soleil de ce début d’après-midi. Le sol est jonché de piments séchés situés au pied des arbres qui les virent poussés, arbres qui semblent être devenus stériles.

     Enfin, nous apercevons un village perdu dans les arbres (une oasis ?!). Je l’atteins avec la plus grande peine et rejoins la maisons où nous allons déjeuner. Johnny ne tarit pas d’éloges sur ce village et ses habitants. Il est vrai que ceux-ci ont su s’adapter à ces terres ingrates et vivent relativement bien. De fait, ils ont privilégié sans vraiment en avoir le choix la culture du piment et du gingembre. La récolte vient d’ailleurs d’être faîte et les tas s’amoncellent au pied des maisons. Il y a quelques années, le prix de ces denrées a considérablement augmenté, ce qui permis aux habitants de ce village de bétonner leur maison et d’installer l’électricité. Après un repas correct, une sieste réparatrice s’impose. De toute façon, marcher sous une telle chaleur épuiserait nos forces et nos réserves en eau bien trop vite. Nous repartirons aux alentours de 15h30-16h00.

    2-3 heures de sieste plus tard, nous repartons de plus belle. Il nous reste encore environ 2h30 de marche. Les champs autour de nous ont retrouvé des couleurs. L’ombre des arbres environnants est toujours la bienvenue et le paysage est toujours aussi ravissant. Au sortir d’un buisson soudainement se dresse un tas de roche sablonneuse noire et puis un trou surmonté d’une petite construction en bois. C’est une mine de charbon illégale. Elle foisonne dans la région. Johnny nous explique que dépourvues de sécurité, ces mines sont très dangereuses car elles peuvent s’écrouler à tout moment. Les mineurs y travaillent tous les jours même quand il pleut. Certaines peuvent descendre jusqu’à 70m. Un peu plus bas, le long des rivières qui sont en train de se laver. Couverts d’une suie noirâtre et collante, ils nous regardent l’air surpris et curieux. Il en va de même pour nous.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:05

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:00

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:57

      Il est à peine 07h et le réveil est difficile. J’ai peiné toute la nuit, malgré les immenses couvertures, à isoler mon corps du froid qui imprègne la pièce. De fait, c’est comme si nous avions dormi à la belle étoile. Après un bref petit-déjeuner, nous mettons rapidement les voiles en poursuivant le chemin que nous avions emprunté directement. Celui-ci serpente entre les arbres dans une montée raisonnable qui nous sert d’échauffement. Après une bonne quinzaine de minutes, nous passons un col noyé dans la végétation avant de redescendre via une petite vallée parsemée d’herbes et de rizières.

      Au bout de plusieurs heures de marche, c’est un paysage fait de petites collines qui se dessine devant nous et une surprise de taille. Sortie de nulle part, une route sertie de petits poteaux électriques traverse ce paysage bucolique. Un sentiment étrange m’envahit quand je la franchis comme si c’était la première fois que je voyais une route. Ce sera d’ailleurs la seule fois que mes pieds se posent sur le bitume durant ces trois jours de randonnée. Avec le recul, je m’explique ce sentiment de la manière suivante. Totalement immergé dans cette vie rurale birmane dénuée de toute artifice moderne, mon esprit ne pouvait donc assimilé ou accepté cette grande ligne dénaturant le paysage où défile à grande vitesse des camions bruyants.

      A peine cette route franchie que nous croisons un groupe de femmes travaillant dans les champs à la cueillette des épis de blé. Vêtues d’habits de travail masculins et portant un chapeau de paille triangulaire comme on peut fréquemment en voir au Vietnam, ces dames nous accueillent avec le sourire ; l’occasion de dialoguer avec elle grâce à l’aide de notre guide-interprète Johnny. Morceaux choisis :

Une des femmes s’adressant à moi : « Vous êtes marié ? »

« Oui, je suis marié et ma femme est chinoise. (j’avais précisé que je vivais en Chine auparavant) »

« Et vous avez des enfants ? »

« Non, je n’ai pas d’enfants. Et vous ? »

 Rires de la femme. « Moi, j’en ai 8. Je peux vous en donner un si vous voulez. »

 Me tournant et m’adressant à Johnny. « Elle blague ou elle est sérieuse là ? »

Johnny me répondant : « Elle est sérieuse. Il n’y a pas de moyen de contraception ici. Elle pense que tu es stérile ou que tu n’honores pas ta femme. Alors, comme elle a trop d’enfants, elle t’en propose un. » Martin et mon ami chinois sont morts de rire et se moque de moi (par rapport à la stérilité).

 

      J’expliquerai à la femme que finalement c’est un choix personnel de ne pas vouloir d’enfant. La femme, moitié surprise, moitié déçue (car elle doit garder ses 8 enfants) me souhaite un bon voyage avec le même sourire qu’à notre arrivée.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 09:00

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 08:59

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 08:57

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 08:55

     Au bout du village se trouvent deux maisons, l’une en béton et destinée à nous accueillir pour la nuit, l’autre en bois pour la famille. Une vieille dame toute souriante nous accueille. C’est la matriarche du foyer. Elle vit ici avec son fils qui, à côté, laboure le champ à l’ancienne avec son buffle d’eau. Sa belle-fille et leur nouveau-né sont également là dans une pièce de la maison en bois qui sert de cuisine. Après avoir fait les salutations d’usage, nous rejoignons la maison en béton. Le magnifique crépuscule a laissé place à la nuit et il n’y a pas d’électricité ici. Un puit situé non loin du champ sert de réserve d’eau. Les toilettes sont situées à l’extérieur des lieux de vie afin d’éviter les mauvaises odeurs. Celles-ci sont un simple trou surmonté d’une petite cabane en bois. Notre repas arrive.

 

     Ce soir, ce sera donc dîner romantique à 3 (éclairage à la bougie) mais surtout un dîner fastueux : frites, salade de tomates délicieusement assaisonnée, porridge et différents plats de légumes frits sont au menu. Le froid a déjà gagné la chambre et nous ne quittons plus nos vestes. En effet, dans cette région les amplitudes thermiques sont terribles. Alors que nous étions en T-shirt il y a 4h à peine, nous voici désormais en pull et en doudoune avec de la buée visible à chacune de nos expirations. Pas de télé, pas d’Internet, pas de réseau et pourtant nous n’en ressentirons nullement le besoin. En effet, le ciel étoilé est devenu une attraction à lui tout seul, une magnificence qui nous ferait presque avoir un torticoli. Je n’avais pas vu pareille beauté depuis mon voyage à Bornéo en 2010 et le ciel étoilé de Pa Lungan. La Voie Lactée, notre galaxie se distingue clairement et les étoiles se compte par milliers.

 

     Nous restons là un temps incalculable à bavarder et à contempler le ciel comme ci celui-ci avait effacé toute notre fatigue. C’est finalement le froid toujours plus pressant qui nous pousse à rentrer et à nous réfugier sous la couette. Une journée riche en émotions vient de s’achever.

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 08:53

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